OS.030 VINYL PICTURE DISC 10" (ltd to 277ex + 23 signed)------available 20 € + postage
Pierre Beloüin & Norscq & Yann Jaffiol
L'homme Orchestre V.2 (Surf'n'Exotica Version)
FRANCE +3€
EUROPE + 4€
WORLD + 6€

listen to ~ écouter / buy on ~ acheter sur

L’HOMME ORCHESTRE
V.2 (Exotica Version)


A-YANN JAFFIOL "L’HOMME ORCHESTRE" (5'13)



B-
NORSCQ "AMOKKA LU" (5'00)


OS.030, Pierre Beloüin

Master by Norscq, Design by Ariane Bosshard & Olivier Huz
Produced with the support of Direction régionale des Affaires
culturelles Provence-Alpes-Côte d’Azur
Copyright 2005-2010, www.optical-sound.com




Plus d'infos sur l'installation ~More informations about the installation







L'histoire de l'art récente a connu successivement des artistes « sans » œuvres (dématérialisées) et d'autres « sans » art (où « tout est art »), ou bien encore des œuvres « sans » auteur (voir les appropriationistes)... Le travail de Pierre Beloüin pourrait sans doute revendiquer ici quelques-unes de ses filiations et trouver naturellement sa place sur ce grand échiquier du rapport ambiguë de l'artiste à l'art. Car ce qui fait l'une des spécificités de son œuvre, outre le fait qu'elle s'appuie également sur une connaissance pointue des contre-cultures, c'est le statut que défend son auteur, un statut plus volontiers associé au monde de la musique ou du cinéma, à savoir celui de producteur. Producteur d'artistes, de musiciens, d'œuvres, de produits... Revendiquant la pratique de l'art comme moyen de collaborations, Pierre Beloüin devient le cœur d'un réseau ouvert multipliant les ramifications et le développement de projets en tout genre (du partenariat au commissariat en passant par l'édition de disques, de badges, l'organisation de concert...).
Ce qui signe d'emblée ce travail, c'est le désir affirmé de multiplier les champs plutôt que de les soustraire et d'inscrire ainsi sa pratique au sein du label Optical Sound (dont il est le créateur) dans sa production plastique. Qu'elle soit jouée ou citée, la musique, son actualité et son histoire, ses codes et ses croisements, constitue donc le socle à partir duquel tout s'élabore. Et c'est alors en Homme orchestre, que l'artiste se présente, autoportrait à la cravate blanche sur chemise rouge aussi décalé et faussement naïf que le morceau « exotica » qui tourne en boucle et accompagne l'installation. C'est sans doute parce que la musique dépasse son seul territoire, qu'elle emporte avec elle un lifestyle et appelle la conscience et la révolte, le plaisir et le jeu, qu'elle fascine. Pierre Beloüin semble annoncer son désir de faire basculer définitivement dans le champ de l'art cette attitude frondeuse et résistante. Aux manettes d'un projet dont un des buts pourrait être celui d'affirmer le rapprochement, voire la fusion, des disciplines artistiques, il met en œuvre les moyens d'une attitude dans la forme.

Guillaume Mansart