{"id":3147,"date":"2025-04-28T16:43:00","date_gmt":"2025-04-28T14:43:00","guid":{"rendered":"https:\/\/optical-sound.com\/wp\/?post_type=product&#038;p=3147"},"modified":"2025-04-28T16:43:00","modified_gmt":"2025-04-28T14:43:00","slug":"v-a-objets-noirs-et-choses-carrees-nino-ferrer-revisited-os-041","status":"publish","type":"product","link":"https:\/\/optical-sound.com\/wp\/produit\/v-a-objets-noirs-et-choses-carrees-nino-ferrer-revisited-os-041\/","title":{"rendered":"V\/a, Objets noirs et Choses Carr\u00e9es &#8211; Nino Ferrer Revisited (OS.041)"},"content":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Mon p\u00e8re est un homme de bien<br \/>\nIl poss\u00e8de des magasins<br \/>\nD&rsquo;objets noirs et de choses carr\u00e9es<br \/>\nIl est sujet aux rhumes en \u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb<br \/>\nNino Ferrer, Madame Robert, 1967<\/p>\n<p>OBJETS NOIRS ET CHOSES CARR\u00c9ES<br \/>\nNINO FERRER REVISITED<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir rendu hommage \u00e0 Pt\u00f4se (Ignoble vermine, Mus\u00e9a, 2004) et \u00e0 Tuxedomoon (Next to Nothing, Optical Sound, 2006), Philippe Perreaudin (membre du groupe PALO ALTO) r\u00e9cidive cette fois avec Nino Ferrer.<br \/>\nDes premiers tubes 60\u2019s aux albums concept des 70\u2019s, le r\u00e9pertoire de N. Ferrer contient quelques chefs-d\u2019\u0153uvre devenus des standards. Influence majeure de nombreux musiciens de tous horizons, aussi bien pour son \u0153uvre que pour son parcours, Ferrer demeure, \u00e0 l\u2019instar d\u2019un Bashung ou d\u2019un Christophe, une figure atypique et d\u00e9cal\u00e9e de la chanson fran\u00e7aise.<br \/>\nLes 19 versions propos\u00e9es ici ne sont pas toutes \u00e0 proprement parler des \u00ab reprises \u00bb. Il ne s\u2019agissait d\u2019ailleurs pas de \u00ab<span class=\"bcTruncateMore\">\u00a0reprendre\u00a0\u00bb Nino Ferrer, mais de le revisiter. Chaque groupe ou artiste se r\u00e9approprie donc le titre de son choix tout en restant fid\u00e8le \u00e0 son propre univers musical, souvent aux antipodes de ceux (et ils sont nombreux) abord\u00e9s par Nino.<br \/>\nA l\u2019exception de J. G. Thirlwell, compositeur australien issu de la mouvance \u00ab\u00a0Industrial Music\u00a0\u00bb des 80\u2019s (F\u0153tus), les musiciens pr\u00e9sents sur cet hommage font majoritairement partie de la sc\u00e8ne underground fran\u00e7aise, elle-m\u00eame d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s active \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque. Enthousiasm\u00e9 par le projet, Arthur Ferrari, un des deux fils de Nino, participe \u00e9galement \u00e0 l\u2019aventure en accompagnant les fr\u00e8res Lefdup, figures embl\u00e9matiques de l\u2019\u00e2ge d\u2019or de Canal+ (l\u2019excellente \u00e9mission \u00a0L\u2019oeil du cyclone, entre autres). Quant \u00e0 Etienne Charry (co-fondateur du groupe Oui-Oui avec Michel Gondry et pilier de l\u2019\u00e9curie Tricatel), sa version des fameux Cornichons retrouve la saveur de l\u2019instrumental original (Big Nick, de James Booker, arrang\u00e9 et transform\u00e9 en chanson \u00e0 succ\u00e8s par Nino Ferrer en 1969).<br \/>\nObjets noirs et choses carr\u00e9es (r\u00e9f\u00e9rence directe \u00e0 la chanson Madame Robert) apporte donc un \u00e9clairage in\u00e9dit et particulier sur la riche discographie de cet artiste majeur disparu en 1998.<br \/>\n<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><iframe style=\"border: 0; width: 400px; height: 472px;\" src=\"https:\/\/bandcamp.com\/EmbeddedPlayer\/album=3295001730\/size=large\/bgcol=ffffff\/linkcol=0687f5\/artwork=small\/transparent=true\/\" seamless=\"\"><a href=\"https:\/\/optical-sound.bandcamp.com\/album\/objets-noirs-et-choses-carrees-nino-ferrer-revisited-os-041\">OBJETS NOIRS ET CHOSES CARREES | NINO FERRER REVISITED (OS.041) by V\/a<\/a><\/iframe><\/p>\n<p>Que reste-t-il \u00e0 \u00e9crire sur Nino Ferrer ? A peu pr\u00e8s tout, mais aussi \u00e0 peu pr\u00e8s rien : tout a \u00e9t\u00e9 dit, d\u00e9j\u00e0, et Nino lui-m\u00eame a contribu\u00e9 par sa carri\u00e8re houleuse, son temp\u00e9rament d&rsquo;irr\u00e9ductible nerveux, \u00e0 casser les vell\u00e9it\u00e9s, les envies et les d\u00e9sirs de tenter de cerner son oeuvre, son parcours, sa vie. Une oeuvre tout en emb\u00fbches, dress\u00e9es d&rsquo;abord pour lui-m\u00eame, \u00e0 l&rsquo;image de son d\u00e9sir premier de ne vouloir sortir son plus grand tube qu&rsquo;en anglais : Le Sud, s&rsquo;il s&rsquo;\u00e9tait \u00e9cout\u00e9, n&rsquo;aurait jamais exist\u00e9 en langue fran\u00e7aise.<br \/>\nAu fond, deux ou trois arbres (Gaston, Mirza, le Sud) dissimulent l&rsquo;ensemble de la for\u00eat si foisonnante de l&rsquo;oeuvre de Nino. Une oeuvre dont surgissent r\u00e9guli\u00e8rement des missives oubli\u00e9es, comme autant de bouteilles \u00e0 la mer, qui, soudain, trouvent leur destinataire, des ann\u00e9es apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9es \u00e0 l&rsquo;eau. C&rsquo;est sans doute de cette fa\u00e7on qu&rsquo;un morceau aussi obscur que la Rua Madureira, dont on ne sait plus exactement sur quel disque original Nino l&rsquo;avait dissimul\u00e9, se trouve aujourd&rsquo;hui r\u00e9guli\u00e8rement r\u00e9invent\u00e9 par plusieurs artistes, dont deux sont \u00e0 \u00e9couter ici, sur ce disque qui est peut-\u00eatre le plus bel hommage possible rendu \u00e0 un compositeur qui n&rsquo;avait jamais en ligne de mire ses pairs les plus proches, mais plut\u00f4t ses idoles lointaines et ne suivait surtout rien d&rsquo;autre que sa propre vision.<br \/>\nLa Rua Madureira, donc, plut\u00f4t que Gaston, plut\u00f4t que n&rsquo;importe quel autre tube, car ce morceau traduit bien tout ce qu&rsquo;\u00e9tait Nino : un auteur qui visait droit au coeur, un compositeur capable de r\u00e9inventer les plus belles vagues en vogue de son \u00e9poque, un interpr\u00e8te d&rsquo;une subtilit\u00e9 rare, alliant toujours un fond de rugosit\u00e9 et une carapace de tendresse.<br \/>\nAutour de Nino et de ses morceaux, se trouvent rassembl\u00e9s des artistes qui ont, eux-m\u00eames, cette id\u00e9e folle de ne suivre que leur instinct, leur id\u00e9e de la fa\u00e7on dont la musique peut exister, vivre. Des oeuvres qui font des oeuvres emplies d&rsquo;une respiration profonde.<br \/>\nDes oeuvres comme celle que vous tenez entre les mains, entre les oreilles &#8211; et qui est un id\u00e9al parangon de ce que l&rsquo;on peut faire \u00e0 partir d&rsquo;une mati\u00e8re comme celle laiss\u00e9e par Nino. Sans jamais \u00eatre des parents pauvres des morceaux originaux, ceux qui sont offerts ici sont plut\u00f4t des variations extr\u00eamement riches autour des chansons originales, des pistes qu&rsquo;elles offraient. Enregistr\u00e9es par Nino Ferrer, elles mettaient en exergue ses choix d&rsquo;artiste et sa fa\u00e7on unique de confectionner de petits univers sonores comme l&rsquo;on sertirait un bijou. Reprises par d&rsquo;autres, elles t\u00e9moignent d&rsquo;une myriade de possibles : et c&rsquo;est bien parce qu&rsquo;elles s&rsquo;adaptent sans coup f\u00e9rir aux visions d&rsquo;artistes comme Foetus qui n&rsquo;ont a priori rien en commun avec leur auteur original, qu&rsquo;elles d\u00e9montrent cette chose si belle : Nino savait \u00e9crire des chansons comme personne. Des chansons qui survivent \u00e0 tout, et sont loin d&rsquo;avoir termin\u00e9 leur si belle floraison.<\/p>\n<p>Joseph Ghosn<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-<\/p>\n<p>FLUCTUAT | PREMIERE<br \/>\nAvec Objets Noirs et Choses Carr\u00e9es, le label exp\u00e9rimental fran\u00e7ais Optical Sound rend hommage \u00e0 un grand iconoclaste de la chanson fran\u00e7aise : Nino Ferrer. De Nino Ferrer la plupart d\u2019entre nous n\u2019ont retenu que les tubes dada\u00efstes, \u201cLes Cornichons\u201d, \u201cLe Sud\u201d, \u201cLe T\u00e9l\u00e9fon\u201d, \u201cMirza\u201d ou \u201dOh ! H\u00e9 ! Hein ! Bon !\u201d. Certains auront retenu quelques anecdotes rigolotes sur ce p\u00e8re fouettard de la chanson fran\u00e7aise (dans le sens o\u00f9 Nino, comme Gainsbourg ou Bashung, corrigeait souvent le genre, le gu\u00e9rissant de sa b\u00eatise intrins\u00e8que, de sa superficialit\u00e9 et de sa vanit\u00e9) qui choisit sa fin de vie en 1998 \u00e0 Montcuq dans le Lot. Les autres, les vrais fans, les amateurs, les sp\u00e9cialistes, sont surtout en manque d\u2019un auteur-compositeur actuel capable d\u2019\u00e9crire et d\u2019interpr\u00e9ter des merveilles comme \u201cAlcina De J\u00e9sus\u201d, \u201cLe Sud\u201d (encore), \u201cThe Garden\u201d, \u201cLa Maison pr\u00e8s de la Fontaine\u201d ou encore \u201cLa Rua Madureira\u201d. Car oui, si Nino Ferrer, n\u00e9 Nino Agostino Arturo Maria Ferrari, le 15 ao\u00fbt 1934 \u00e0 G\u00eanes en Italie, \u00e9tait ce que l\u2019on appelait \u00e0 l\u2019\u00e9poque un \u201cauteur compositeur interpr\u00e8te\u201d, c\u2019\u00e9tait surtout un grand songwriter, un compositeur original et un interpr\u00e8te en effet, hors-pair. Apatride, anarchiste, esth\u00e8te dans son genre d\u00e9braill\u00e9, Nino Ferrer \u00e9tait certainement l\u2019un des musiciens les plus cultiv\u00e9s de sa g\u00e9n\u00e9ration. Sa musique, l\u2019air de rien, revisitait le jazz, le blues et la folk musique am\u00e9ricaine, offrant \u00e0 la chanson fran\u00e7aise un lustre et une culture qu\u2019on ne lui connaissait pas. Alors que le fant\u00f4me du revival Y\u00e9y\u00e9 pointe son nez depuis quelques mois (un hasard tr\u00e8s certainement), le label Optical Sound orient\u00e9 musiques exp\u00e9rimentales et beaux-arts, sort une tr\u00e8s belle compilation, objet-disque comme c\u2019est souvent le cas, accompagn\u00e9 d\u2019un tr\u00e8s beau livret (et d\u2019une pr\u00e9sentation sign\u00e9e Joseph Ghosn), d\u00e9di\u00e9 \u00e0 l\u2019Italo-Fran\u00e7ais disparu trop t\u00f4t. Objets Noirs et Choses Carr\u00e9es donc \u2013 un titre inspir\u00e9 par la chanson \u201cMadame Robert\u201d qu\u2019aurait ador\u00e9 celui \u00e0 l\u2019origine de cette initiative \u2013 que l\u2019on doit \u00e0 un autre outsider de nos contr\u00e9s, Philippe Perreaudin membre du groupe free-rock, jazz et \u00e9lectronique, Palo Alto. Perreaudin, entour\u00e9 de dix-neuf artistes tous fran\u00e7ais, \u00e0 l\u2019exception de J.G. Thirwell, godfather de la musique industrielle des 80\u2019s, parmi lesquels Etienne Charry (un temps membre du groupe Oui-Oui avec Michel Gondry), Arthur Ferrari, l\u2019un des deux fils de Nino qui participa entre autre en son temps \u00e0 L\u2019\u0153il du Cyclone, l\u2019\u00e9mission culte de Canal + avec les fr\u00e8res Lefdup, ou encore The Gar\u00e7on (pour une formidable reprise frigide et \u201csuicidaire\u201d comme on dit \u201cfrigidaire\u201d, de l\u2019ind\u00e9tr\u00f4nable \u201cMirza\u201d), mais aussi Cocoon, Molypop, David Fenech, le Non Finito Orchestra, Norscq, Bernard Szajner et bien s\u00fbr Palo Alto (feat Laurent Pernice) qui tous revisitent le r\u00e9pertoire d\u2019un artiste majeur du XXi\u00e8me si\u00e8cle, auteur de pas moins de 16 albums \u00e0 red\u00e9couvrir. Avec cette compilation, Philippe Perreaudin et Optical Sound donnent \u00e0 voir les liens cach\u00e9s, les inspirations communes qui existent, comme des fils invisibles tendus entre des univers parall\u00e8les, entre des musiciens d\u2019horizons extr\u00eamement vari\u00e9s (et souvent \u00e0 mille lieux de celui de Ferrer) et l\u2019\u0153uvre de cet atypique artiste. Plus loin encore, Objets Noirs et Choses Carr\u00e9es laisse entrevoir \u00e9galement, ce qu\u2019un personnage comme Nino Ferrer aurait pu faire, aujourd\u2019hui, entour\u00e9 d\u2019une telle fratrie !<\/p>\n<p>Maxence Grugier | Fluctuat | Premiere | avril 2012<\/p>\n","protected":false},"featured_media":3148,"template":"","meta":{"_links_to":"","_links_to_target":""},"product_brand":[],"product_cat":[25,32],"product_tag":[],"class_list":{"0":"post-3147","1":"product","2":"type-product","3":"status-publish","4":"has-post-thumbnail","6":"product_cat-records","7":"product_cat-records-division","9":"first","10":"outofstock","11":"shipping-taxable","12":"product-type-simple"},"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v26.6 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>V\/a, Objets noirs et Choses Carr\u00e9es - Nino Ferrer Revisited (OS.041) - Optical Sound<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/optical-sound.com\/wp\/produit\/v-a-objets-noirs-et-choses-carrees-nino-ferrer-revisited-os-041\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"V\/a, Objets noirs et Choses Carr\u00e9es - Nino Ferrer Revisited (OS.041) - Optical Sound\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"OBJETS NOIRS ET CHOSES CARREES | NINO FERRER REVISITED (OS.041) by V\/a  Que reste-t-il \u00e0 \u00e9crire sur Nino Ferrer ? 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La Rua Madureira, donc, plut\u00f4t que Gaston, plut\u00f4t que n&#039;importe quel autre tube, car ce morceau traduit bien tout ce qu&#039;\u00e9tait Nino : un auteur qui visait droit au coeur, un compositeur capable de r\u00e9inventer les plus belles vagues en vogue de son \u00e9poque, un interpr\u00e8te d&#039;une subtilit\u00e9 rare, alliant toujours un fond de rugosit\u00e9 et une carapace de tendresse. Autour de Nino et de ses morceaux, se trouvent rassembl\u00e9s des artistes qui ont, eux-m\u00eames, cette id\u00e9e folle de ne suivre que leur instinct, leur id\u00e9e de la fa\u00e7on dont la musique peut exister, vivre. Des oeuvres qui font des oeuvres emplies d&#039;une respiration profonde. Des oeuvres comme celle que vous tenez entre les mains, entre les oreilles - et qui est un id\u00e9al parangon de ce que l&#039;on peut faire \u00e0 partir d&#039;une mati\u00e8re comme celle laiss\u00e9e par Nino. Sans jamais \u00eatre des parents pauvres des morceaux originaux, ceux qui sont offerts ici sont plut\u00f4t des variations extr\u00eamement riches autour des chansons originales, des pistes qu&#039;elles offraient. Enregistr\u00e9es par Nino Ferrer, elles mettaient en exergue ses choix d&#039;artiste et sa fa\u00e7on unique de confectionner de petits univers sonores comme l&#039;on sertirait un bijou. Reprises par d&#039;autres, elles t\u00e9moignent d&#039;une myriade de possibles : et c&#039;est bien parce qu&#039;elles s&#039;adaptent sans coup f\u00e9rir aux visions d&#039;artistes comme Foetus qui n&#039;ont a priori rien en commun avec leur auteur original, qu&#039;elles d\u00e9montrent cette chose si belle : Nino savait \u00e9crire des chansons comme personne. Des chansons qui survivent \u00e0 tout, et sont loin d&#039;avoir termin\u00e9 leur si belle floraison.  Joseph Ghosn  -------------  FLUCTUAT | PREMIERE Avec Objets Noirs et Choses Carr\u00e9es, le label exp\u00e9rimental fran\u00e7ais Optical Sound rend hommage \u00e0 un grand iconoclaste de la chanson fran\u00e7aise : Nino Ferrer. De Nino Ferrer la plupart d\u2019entre nous n\u2019ont retenu que les tubes dada\u00efstes, \u201cLes Cornichons\u201d, \u201cLe Sud\u201d, \u201cLe T\u00e9l\u00e9fon\u201d, \u201cMirza\u201d ou \u201dOh ! H\u00e9 ! Hein ! Bon !\u201d. Certains auront retenu quelques anecdotes rigolotes sur ce p\u00e8re fouettard de la chanson fran\u00e7aise (dans le sens o\u00f9 Nino, comme Gainsbourg ou Bashung, corrigeait souvent le genre, le gu\u00e9rissant de sa b\u00eatise intrins\u00e8que, de sa superficialit\u00e9 et de sa vanit\u00e9) qui choisit sa fin de vie en 1998 \u00e0 Montcuq dans le Lot. 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Avec cette compilation, Philippe Perreaudin et Optical Sound donnent \u00e0 voir les liens cach\u00e9s, les inspirations communes qui existent, comme des fils invisibles tendus entre des univers parall\u00e8les, entre des musiciens d\u2019horizons extr\u00eamement vari\u00e9s (et souvent \u00e0 mille lieux de celui de Ferrer) et l\u2019\u0153uvre de cet atypique artiste. Plus loin encore, Objets Noirs et Choses Carr\u00e9es laisse entrevoir \u00e9galement, ce qu\u2019un personnage comme Nino Ferrer aurait pu faire, aujourd\u2019hui, entour\u00e9 d\u2019une telle fratrie !  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A peu pr\u00e8s tout, mais aussi \u00e0 peu pr\u00e8s rien : tout a \u00e9t\u00e9 dit, d\u00e9j\u00e0, et Nino lui-m\u00eame a contribu\u00e9 par sa carri\u00e8re houleuse, son temp\u00e9rament d'irr\u00e9ductible nerveux, \u00e0 casser les vell\u00e9it\u00e9s, les envies et les d\u00e9sirs de tenter de cerner son oeuvre, son parcours, sa vie. Une oeuvre tout en emb\u00fbches, dress\u00e9es d'abord pour lui-m\u00eame, \u00e0 l'image de son d\u00e9sir premier de ne vouloir sortir son plus grand tube qu'en anglais : Le Sud, s'il s'\u00e9tait \u00e9cout\u00e9, n'aurait jamais exist\u00e9 en langue fran\u00e7aise. Au fond, deux ou trois arbres (Gaston, Mirza, le Sud) dissimulent l'ensemble de la for\u00eat si foisonnante de l'oeuvre de Nino. Une oeuvre dont surgissent r\u00e9guli\u00e8rement des missives oubli\u00e9es, comme autant de bouteilles \u00e0 la mer, qui, soudain, trouvent leur destinataire, des ann\u00e9es apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9es \u00e0 l'eau. C'est sans doute de cette fa\u00e7on qu'un morceau aussi obscur que la Rua Madureira, dont on ne sait plus exactement sur quel disque original Nino l'avait dissimul\u00e9, se trouve aujourd'hui r\u00e9guli\u00e8rement r\u00e9invent\u00e9 par plusieurs artistes, dont deux sont \u00e0 \u00e9couter ici, sur ce disque qui est peut-\u00eatre le plus bel hommage possible rendu \u00e0 un compositeur qui n'avait jamais en ligne de mire ses pairs les plus proches, mais plut\u00f4t ses idoles lointaines et ne suivait surtout rien d'autre que sa propre vision. La Rua Madureira, donc, plut\u00f4t que Gaston, plut\u00f4t que n'importe quel autre tube, car ce morceau traduit bien tout ce qu'\u00e9tait Nino : un auteur qui visait droit au coeur, un compositeur capable de r\u00e9inventer les plus belles vagues en vogue de son \u00e9poque, un interpr\u00e8te d'une subtilit\u00e9 rare, alliant toujours un fond de rugosit\u00e9 et une carapace de tendresse. Autour de Nino et de ses morceaux, se trouvent rassembl\u00e9s des artistes qui ont, eux-m\u00eames, cette id\u00e9e folle de ne suivre que leur instinct, leur id\u00e9e de la fa\u00e7on dont la musique peut exister, vivre. Des oeuvres qui font des oeuvres emplies d'une respiration profonde. Des oeuvres comme celle que vous tenez entre les mains, entre les oreilles - et qui est un id\u00e9al parangon de ce que l'on peut faire \u00e0 partir d'une mati\u00e8re comme celle laiss\u00e9e par Nino. Sans jamais \u00eatre des parents pauvres des morceaux originaux, ceux qui sont offerts ici sont plut\u00f4t des variations extr\u00eamement riches autour des chansons originales, des pistes qu'elles offraient. Enregistr\u00e9es par Nino Ferrer, elles mettaient en exergue ses choix d'artiste et sa fa\u00e7on unique de confectionner de petits univers sonores comme l'on sertirait un bijou. Reprises par d'autres, elles t\u00e9moignent d'une myriade de possibles : et c'est bien parce qu'elles s'adaptent sans coup f\u00e9rir aux visions d'artistes comme Foetus qui n'ont a priori rien en commun avec leur auteur original, qu'elles d\u00e9montrent cette chose si belle : Nino savait \u00e9crire des chansons comme personne. Des chansons qui survivent \u00e0 tout, et sont loin d'avoir termin\u00e9 leur si belle floraison.  Joseph Ghosn  -------------  FLUCTUAT | PREMIERE Avec Objets Noirs et Choses Carr\u00e9es, le label exp\u00e9rimental fran\u00e7ais Optical Sound rend hommage \u00e0 un grand iconoclaste de la chanson fran\u00e7aise : Nino Ferrer. De Nino Ferrer la plupart d\u2019entre nous n\u2019ont retenu que les tubes dada\u00efstes, \u201cLes Cornichons\u201d, \u201cLe Sud\u201d, \u201cLe T\u00e9l\u00e9fon\u201d, \u201cMirza\u201d ou \u201dOh ! H\u00e9 ! Hein ! Bon !\u201d. Certains auront retenu quelques anecdotes rigolotes sur ce p\u00e8re fouettard de la chanson fran\u00e7aise (dans le sens o\u00f9 Nino, comme Gainsbourg ou Bashung, corrigeait souvent le genre, le gu\u00e9rissant de sa b\u00eatise intrins\u00e8que, de sa superficialit\u00e9 et de sa vanit\u00e9) qui choisit sa fin de vie en 1998 \u00e0 Montcuq dans le Lot. Les autres, les vrais fans, les amateurs, les sp\u00e9cialistes, sont surtout en manque d\u2019un auteur-compositeur actuel capable d\u2019\u00e9crire et d\u2019interpr\u00e9ter des merveilles comme \u201cAlcina De J\u00e9sus\u201d, \u201cLe Sud\u201d (encore), \u201cThe Garden\u201d, \u201cLa Maison pr\u00e8s de la Fontaine\u201d ou encore \u201cLa Rua Madureira\u201d. Car oui, si Nino Ferrer, n\u00e9 Nino Agostino Arturo Maria Ferrari, le 15 ao\u00fbt 1934 \u00e0 G\u00eanes en Italie, \u00e9tait ce que l\u2019on appelait \u00e0 l\u2019\u00e9poque un \u201cauteur compositeur interpr\u00e8te\u201d, c\u2019\u00e9tait surtout un grand songwriter, un compositeur original et un interpr\u00e8te en effet, hors-pair. Apatride, anarchiste, esth\u00e8te dans son genre d\u00e9braill\u00e9, Nino Ferrer \u00e9tait certainement l\u2019un des musiciens les plus cultiv\u00e9s de sa g\u00e9n\u00e9ration. Sa musique, l\u2019air de rien, revisitait le jazz, le blues et la folk musique am\u00e9ricaine, offrant \u00e0 la chanson fran\u00e7aise un lustre et une culture qu\u2019on ne lui connaissait pas. Alors que le fant\u00f4me du revival Y\u00e9y\u00e9 pointe son nez depuis quelques mois (un hasard tr\u00e8s certainement), le label Optical Sound orient\u00e9 musiques exp\u00e9rimentales et beaux-arts, sort une tr\u00e8s belle compilation, objet-disque comme c\u2019est souvent le cas, accompagn\u00e9 d\u2019un tr\u00e8s beau livret (et d\u2019une pr\u00e9sentation sign\u00e9e Joseph Ghosn), d\u00e9di\u00e9 \u00e0 l\u2019Italo-Fran\u00e7ais disparu trop t\u00f4t. Objets Noirs et Choses Carr\u00e9es donc \u2013 un titre inspir\u00e9 par la chanson \u201cMadame Robert\u201d qu\u2019aurait ador\u00e9 celui \u00e0 l\u2019origine de cette initiative \u2013 que l\u2019on doit \u00e0 un autre outsider de nos contr\u00e9s, Philippe Perreaudin membre du groupe free-rock, jazz et \u00e9lectronique, Palo Alto. Perreaudin, entour\u00e9 de dix-neuf artistes tous fran\u00e7ais, \u00e0 l\u2019exception de J.G. Thirwell, godfather de la musique industrielle des 80\u2019s, parmi lesquels Etienne Charry (un temps membre du groupe Oui-Oui avec Michel Gondry), Arthur Ferrari, l\u2019un des deux fils de Nino qui participa entre autre en son temps \u00e0 L\u2019\u0153il du Cyclone, l\u2019\u00e9mission culte de Canal + avec les fr\u00e8res Lefdup, ou encore The Gar\u00e7on (pour une formidable reprise frigide et \u201csuicidaire\u201d comme on dit \u201cfrigidaire\u201d, de l\u2019ind\u00e9tr\u00f4nable \u201cMirza\u201d), mais aussi Cocoon, Molypop, David Fenech, le Non Finito Orchestra, Norscq, Bernard Szajner et bien s\u00fbr Palo Alto (feat Laurent Pernice) qui tous revisitent le r\u00e9pertoire d\u2019un artiste majeur du XXi\u00e8me si\u00e8cle, auteur de pas moins de 16 albums \u00e0 red\u00e9couvrir. Avec cette compilation, Philippe Perreaudin et Optical Sound donnent \u00e0 voir les liens cach\u00e9s, les inspirations communes qui existent, comme des fils invisibles tendus entre des univers parall\u00e8les, entre des musiciens d\u2019horizons extr\u00eamement vari\u00e9s (et souvent \u00e0 mille lieux de celui de Ferrer) et l\u2019\u0153uvre de cet atypique artiste. Plus loin encore, Objets Noirs et Choses Carr\u00e9es laisse entrevoir \u00e9galement, ce qu\u2019un personnage comme Nino Ferrer aurait pu faire, aujourd\u2019hui, entour\u00e9 d\u2019une telle fratrie !  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